L’économie

Le Burkina faso est l'un des pays les plus pauvres au monde. Il souffre d'un manque d'accès à la mer, de peu de ressources naturelles rentables et de la sécheresse. La majeure partie de la population vit de l'agriculture vivrière qui est très dépendante des variations de pluviosité. L'économie reste encore très liée aux transferts en provenance de l'extérieur ( revenus des émigrés et aides internationales).

A la fin de décembre 2002, la dette extérieure du pays était estimée à 1011,2 milliards de frances CFA ( environ 63% du produit intérieur brut).

Depuis 1990, le pays s'est ouvert au libéralisme économique et la croissance du pays, malgré divers chocs exogènes ( mauvaise pluviométrie, crise socio-politique en Côte d'ivoire, baisse des cours du coton), a été de 5% en moyenne pendant la période 1995-2000. En 2000, le produit intérieur brut (PIB) était évalué à 1604,6 milliards de francs CFA ( 100 francs CFA = 0,15 euros) ce qui représente moins de 145 000 FCFA par habitant (environ 230 dollars).

Le secteur agricole 

Il demeure un secteur vital de l’économie burkinabé; il constitue la principale source de revenus, d’emplois pour près de 92 % des actifs occupés et procure plus de 50 % des recettes totales d'exportations.

Le secteur primaire 

Ce secteur a participé pour environ 38,1% à la formation du PIB en 1997.

L’agriculture a contribué pour près de 30 % du produit intérieur brut en 1997. Elle occupe à elle seule près de 86 % de la population active. Les cultures vivrières occupent environ 85 % des surfaces totales cultivées.

Les principales cultures de rente sont le coton, qui constitue la première source de devises; l’arachide, principalement destinée au marché intérieur; le sésame, l’amande de karité, les noix de cajou, etc.

L’élevage contribue pour environ 10 % du PIB et occupe environ 6 % de la population active. Il constitue la deuxième source de devises après le coton. Les exportations FOB des produits de l’élevage ont été estimées à 33 milliards de FCFA en 1997, soit 22,12 % du total des exportations FOB(1).

Le secteur secondaire 

Il (4% de la population active) a contribué pour environ 18,3 % au PIB en 1997.

L’industrie burkinabé, notamment manufacturière, est embryonnaire. Les principales activités industrielles sont concentrées dans les branches agro-alimentaires. La plupart des unités industrielles sont implantées au centre (à Ouagadougou) et à l’ouest (à Bobo-Dioulasso) du pays.

La contribution des industries manufacturières au PIB est modeste. Elle a été de l’ordre de 4,5 % en 1997.

Le secteur artisanal 

Il est en plein essor mais reste dans le secteur " informel " qui occupe environ 80 % des actifs urbains. Le Burkina possède un potentiel minier d'importance inégale: or, diamant, métaux ferreux et non ferreux.

Le secteur tertiaire 

Il a participé à concurrence de 43,57 % au PIB grâce notamment au développement du sous-secteur des services marchands pour 33,78 % du PIB en 1997.

Au plan économique on constate entre autres :

  • une faiblesse du secteur privé, fournit seulement 10 % des emplois non agricoles,
  • un poids des traditions et coutumes, 
  • des problèmes d’accès à la terre,
  • des problèmes de disponibilité et de gestion de l’eau,
  • une dégradation de l’environnement.

Le taux de chômage était évalué en 2012 3,3 %.

Le PIB par habitants était en 2012 était de 1 400 $ et le taux de croissance était de 6,5 %.

(1) FOB : Free On Board – Incoterm maritime selon lequel le vendeur remet la marchandise à bord du navire. Il prend donc en charge les frais de chargement (sauf s'ils sont inclus dans le contrat de transport principal) et le déroulement export de la marchandise. Lorsqu'il est utilisé comme liner-term, FOB signifie que l'ensemble des frais de chargement et déchargement sont à la charge de la marchandise (sauf dans certains ports comme Anvers ou Dunkerque.

(Source C.I.A, The World Factbook)